Chaudière à condensation

Chaudière à condensation

Une chaudière à condensation se distingue par le fait qu’elle utilise, en plus de la chaleur normale de la combustion, la chaleur latente de la vapeur d'eau produite lors de cette combustion, et qui est présente dans les fumées d’échappement.

Cette conception de la chaudière a une efficacité accrue par rapport aux chaudières plus traditionnelles.

Le rendement de ces dernières est d'environ 75%, alors que celui des chaudières à condensation peut dépasser 87% en raison de la récupération d’une chaleur qui serait autrement gaspillée.

C'est une technologie en plein essor notamment en raison des meilleurs rendements énergétiques.

Fonctionnement

Dans une chaudière classique, le combustible est brûlé et les gaz chauds qui en résultent transfèrent une grande partie de leur chaleur à l'eau, via un échangeur de chaleur, augmentant ainsi la température de l'eau dans les canalisations.

L'un des gaz chauds produits dans le processus de combustion n’est autre que de la vapeur d'eau, à cause de la teneur en hydrogène du combustible. Une chaudière à condensation récupère donc la chaleur supplémentaire du gaz résiduaire par condensation de cette vapeur. Le passage de cette dernière à l'eau liquide libère une chaleur latente, tandis que l’eau est évacuée à l’extérieur.

L'efficacité de ce processus de condensation est variable (entre 10% et 12%), elle dépend de la température de l'eau retournant à la chaudière, mais dans des conditions identiques elle est toujours meilleure que celle d'une chaudière sans condensation.

Une technologie en plein essor

Les chaudières à condensation sont aujourd'hui en train de remplacer largement les chaudières classiques alimentant les systèmes de chauffage central domestique en Europe et, à un degré moindre, en Amérique du Nord.

En Europe, leur installation est fortement préconisée par les groupes de pression et les organismes gouvernementaux concernés par la réduction de la consommation d'énergie.

En France, une prime à la casse est accordée aux citoyens qui remplacent leurs chaudières usagées par des chaudières basse température ou à condensation.

Aux États-Unis, il y a un crédit sur l’impôt fédéral pour l'installation de chaudières à condensation et des remises supplémentaires de la part des compagnies d'électricité dans certains États. Dans l'Ouest canadien, les fournisseurs d'énergie offrent maintenant des rabais sur l'énergie lorsque ces systèmes sont installés dans les immeubles à logements.

Une efficacité thermique élevée

Les fabricants de chaudières à condensation affirment qu’ils peuvent atteindre jusqu'à 98% d'efficacité thermique, comparativement aux modèles classiques qui tournent autour de 70% -80%. Les meilleurs modèles actuels offrent des rendements de l’ordre de 90%, ce qui hisse la plupart des marques de chaudières à condensation de gaz au rang des modèles les plus efficaces du point de vue énergétique.

La performance d’une telle chaudière est basée sur l'efficacité du transfert de chaleur, et dépend grandement de la taille de la chaudière et des radiateurs.

La conception du système et son installation sont très importantes à cet égard. Une des raisons de la baisse de rendement est justement parce que la conception et le fonctionnement du système de chauffage donnent des températures de retour de l’eau (fluide caloporteur) à la chaudière supérieures à 55°C, ce qui empêche une condensation importante dans l'échangeur de chaleur. Une meilleure formation des installateurs et des propriétaires pourrait contribuer à augmenter le rendement jusqu’aux valeurs prévues théoriquement.

Les chaudières à condensation ont dû pâtir, à un certain moment, d’une réputation de manque de fiabilité, de la nécessité d’une installation professionnelle coûteuse et d’un service régulier, et même de la non-maîtrise de cette installation par des professionnels qui n’en comprendraient pas le fonctionnement. Mais tous ces reproches se sont avérés relever plus du mythe que de la réalité. Mis à part le fait que les chaudières à condensation doivent être correctement installées, il est clair qu’elles sont aujourd'hui tout aussi fiables que les chaudières standards.

Elles ne sont ni plus difficiles à entretenir, ni ne nécessitent d'entretien plus fréquent ou plus coûteux. La seule petite tâche supplémentaire est celle de vérifier le fonctionnement correct de l'évacuation des condensats.

Et si elles coûtent plus cher à l’achat que les chaudières traditionnelles, elles n’en permettent pas moins de réaliser des économies de 35% sur les factures, sans oublier qu’elles bénéficient d’un crédit d’impôt en sus de subventions publiques diverses.